Des petits blocs de caoutchoucs aux mille vertus…
Ils sont présents à de multiples endroits sur un véhicule. Composés de caoutchouc ou de polyuréthane insérés entre deux parois en acier ou entourés d’anneaux également en acier. Ils permettent d’absorber les vibrations, les bruits et aussi, selon leur emplacement, d’amortir les chocs. Ils est nécessaire de les surveiller, notamment dans le cadre d’un contrôle technique car ils perdent de leur efficacité en se détériorant avec le temps. Mais des silentblocs en bon état contribuent à un meilleur confort et bien sûr à la sécurité de votre véhicule.

Ils se trouvent dans de multiples endroits pour de multiples fonctions sur un véhicule. Dans les éléments de liaison au sol (bras de suspensions, barre stabilisatrice, rotules, biellettes de direction, amortisseurs et coupelles…) ou encore comme supports moteurs et boite à vitesses. Mais dans tous les cas ils fournissent un point de connexion des éléments d’une fonction ou d’un système entre elles ou au châssis du véhicule.
Mais il agit aussi comme un coussin, en contrôlant la quantité des mouvements dans les rotules tout en contribuant à réduire le bruit, les vibrations et la rigidité de la route pour une conduite plus confortable et plus sûre.
De quoi sont ils fait ?
Il existe plusieurs modèles qui dépendent de leur emplacement, de leur fonction ou de leur application. Ils se composent pour la plupart d’une partie externe en métal, généralement en acier, aluminium et même, dans certains cas, en plastique et d’une partie interne en caoutchouc nitrile ou silicone. Exposé à des agressions multiples et variées, ce caoutchouc doit résister à l’usure, aux températures extrêmes et aux contaminants (huiles, carburants, liquides hydrauliques…).
Soumis à des contraintes mécaniques élevées, il existe différentes classes de silentblocs selon la rigidité ou la souplesse du caoutchouc qui le constitue. C’est ce que l’on appelle la « dureté Shore ». Elle est définie pour chaque type de silentbloc selon son emplacement sur chaque type de véhicule. Par exemple, pour une suspension « rigide » d’un véhicule dont le but est d’optimiser l’adhérence des pneus sur la route, un silentbloc doit être ferme et présenter peu de jeu, donc une faible élasticité. De telles caractéristiques accrues ont un inconvénient. Elles transmettent plus de bruit et réduisent le confort. A contrario, un silentbloc plus souple avec une faible valeur de dureté Shore produira moins de bruit et absorbera des vibrations mais aura moins d’efficacité sur la tenue de route. Il est donc primordial de trouver le bon équilibre.
Il existe 4 modèles de silentblocs dont 3 principaux:
- Le plus courant est composé, comme décrit plus haut, de 2 parties métalliques entre lesquelles est inséré un bloc élastique, les parties métalliques étant reliées d’une part au châssis ou au berceau et d’autre part au moteur. Dans ce cas le silentbloc est relativement rigide et ne permet pas un déplacement important du moteur.
- Le silentbloc de type balancier ne fonctionne qu’en compression, c’est à dire quil est positionné horizontalement et l’effort engendré par le poids du groupe motopropulseur
va s’exercer vers le bas verticalement, en appui sur le silentbloc. Dans cette configuration, un silentbloc soutien le moteur côté distribution, l’autre soutenant la boîte côté opposé. Il est alors obligatoire de disposer d’un troisième silentbloc en général à l’arrière et au milieu du moteur, afin d’empêcher le basculement de l’ensemble. - Le silentbloc anti-basculement se présente soit sous la forme d’une biellette avec un
bloc élastique de chaque côté, au centre desquels est coulée une entretoise pour les fixations, ou sous la forme d’un gros silentbloc cylindrique avec une entretoise métallique à son centre, le tout noyé dans un support métallique. - Enfin le silentbloc hydraulique est un silentbloc intégrant de l’huile, dont la pression peut varier suivant les modèles, avec même un pilotage électrotechnique pour certains…